Analyse du besoin en eau des aménagements extérieurs
Analyse des flux d’eau sur les extérieurs
- Quantifier la quantité d’eau potable utilisée pour l’extérieur
- Installer des compteurs et sous-systèmes de comptage ;
- suivre la consommation et détecter les disconitunités (risque de fuite)
⛔ Un robinet qui goutte équivaut à une perte de 5 litres d’eau par heure. 120 litres par jour, soit près de 43m3 par an.
- Quantifier les flux d’eau potentiellement récupérables avec un système de récupération d’eau de pluie, pour les usages ne nécessitant pas d’eau potable
- Réaliser une étude de faisabilité pour déterminer les ressources et les besoins ;
- choisir les solutions techniques les plus appropriées
- vérifier et maintenir dans la durée l’éfficacité énergétique des solutions techniques mises en oeuvre dans le système de récupération d’eau
- Augmenter les capacités d’infiltration in situ
- Effectuer un diagnostic en tenant compte de la perméabilité des sols, de la topographie du site et des possibilités d’exutoire …
- Quantifier les flux d’eau à retenir temporairement pour réduire les débits et les risques de débordement
- Évaluer l’imperméabilisation du site face au besoin de retenir les pluies d’orage
Mise en place de différentes mesures
- Aménager les espaces en fonction des flux d’eau naturels
- Installer des zones de rétention ou des bassins pour capter et infiltrer les eaux de pluie ;
- concevoir des pentes et des rigoles pour orienter l’eau vers les plantes ou des zones de drainage.
- Réduire les surfaces imperméables
- Remplacer les pavés ou asphaltes par des revêtements perméables pour favoriser l’infiltration de l’eau ;
- intégrer des toitures végétalisées pour capter et utiliser efficacement l’eau de pluie.
- Choisir des plantes adaptées et résistantes
- Demander conseil à un horticulteur compétent et privilégier des espèces indigènes ou adaptées au climat local, non-hydrovores, permettant une meilleure infiltration ou évapo-transpiration ;
- Adopter des méthodes d’irrigation économes
- Opter pour un arrosage goutte à goutte ou des systèmes d’irrigation enterrés pour éviter l’évaporation ;
- arroser tôt le matin ou en soirée pour limiter les pertes d’eau dues à la chaleur ;
- installer des minuteurs ou capteurs d’humidité.
- Mettre en place un plan d’action lié à l’eau
- Réaliser un bilan de l’eau et faire établir un plan d’action par un professionnel ;
- inclure dans le plan d’action les procédures d’exploitation de l’eau du bâtiment et des alentours et mettre en place des indicateurs de suivi permettant de mesurer l’impact de l’amélioration de la gestion de l’eau.
- Contractualiser les objectifs de consommation d’eau avec les prestataires de services
- Afin d’impliquer l’ensemble de la chaine de valeur dans les mesures de gestion de l’eau de l’entreprise, il est recommandé d’ajouter des spécifications dans les appels d’offres et des clauses aux contrats en lien avec l’aménagement et l’entretien de l’extérieur du bâtiment.
Demandes d’aides
Aides étatiques
Attention : effet incitatif à respecter pour toute demande d’aides (étatiques ou non) et sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité.
Afin de respecter « l’effet incitatif », aucun engagement contraignant (signer un devis ; verser un acompte) ne peut être pris AVANT d’avoir déposé le dossier de demande ou d’avoir reçu l’accord de principe de l’État ou du fournisseur d’électricité et de gaz naturel suite à une demande d’aides.
Le programme Fit 4 Sustainability permet de co-financer la réalisation d’un audit environnemental + plan d’actions, sur une ou plusieurs thématiques retenues par l’entreprise (énergie, GES, déchets, eau …).
Aide jusqu’à 60 %, 70 % et 80 % selon la taille d’entreprise sur les honoraires correspondant à la réalisation d’une étude environnementale (audit énergétique et/ou bilan carbone) + plan d’action détaillé et chiffré permettant de réduire sa consommation/ses GES (investissements à moyen et long terme, ROI …) – ouverte aux PME et grandes entreprises (sauf pour celles qui doivent réaliser des études requises par l’administration de l’environnement, y compris les audits énergétiques obligatoires)
- Aide destinée aux petites et moyennes entreprises, couvrant jusqu’à 70 % des coûts éligibles pour la réalisation d’un projet visant à réduire leur impact environnemental. Le montant total du projet doit être compris entre 3.000 € et 25.000 € HTVA.
- Points de contact :
N.B. Les aides étatiques ne sont pas cumulables entre elles pour un même projet.
La bonification d’impôt est calculée en fonction des investissements et des dépenses d’exploitation effectués dans le cadre d’un projet de transition écologique et énergétique.
Le taux de la bonification d’impôt est fixé à 18 % et s’applique directement sur le montant de l’impôt dû. Cette bonification peut être cumulée avec une aide étatique classique.
Pour que le projet soit éligible au moins un des objectifs suivants doit être remplie :
- améliorer l’efficacité énergétique d’un procédé de production
- améliorer l’efficacité matière d’un procédé de production
- décarboner un procédé de production
- réduire la pollution de l’air du site de production (autres que les émissions de CO2)
- produire ou stocker de l’énergie renouvelable pour des besoins d’autoconsommation
- favoriser le prolongement de l’utilisation des produits par le réemploi.
Pour certains objectifs, des seuils minimaux doivent être atteints. Afin de vérifier votre éligibilité et l’atteinte des seuils, il est recommandé de faire certifier l’impact de la mesure sur l’une des conditions mentionnées par un expert ou un bureau d’études.
Plus de détails et conditions : Guichet.lu
Pour des questions : Ministère de l’Économie – Bonification
Ce type de projet est susceptible d’être éligible, sous réserve que le projet mis en œuvre concerne l’activité économique principale de l’entreprise, que les seuils d’éligibilité soient atteints et que l’ensemble des autres critères prévus à l’article 152bis L.I.R. soient respectés.